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mardi 4 février 2014

Beachwood Bay Tome 1 : Unbroken de Melody Grace




" - Je n'arrive pas à y croire, tu as donné mon surnom à ton bateau...
Emerson toussote.
- Bah, j'ai trouvé que sa lui allait bien. Il me sourit avec malice. Ce rafiot est un sacré enquiquineur qui a tendance à n'en faire qu'à sa tête, mais du jour où j'ai posé les mains dessus, il s'est mis à ronronner."







Le résumé :
« Ma mère m’a toujours dit qu’il existait deux formes d’amour : la brise légère et l’ouragan. Emerson Ray fut mon ouragan… »

Juliet est tombée folle amoureuse d'Emerson l'été de ses 18 ans dans la maison appartenant à ses parents en bord de mer. Après une relation passionnelle, le beau ténébreux la laisse tomber subitement. Quatre ans plus tard, Juliet a poursuivi ses études, surmonté tant bien que mal cet abandon et construit une relation équilibrée avec un garçon très bien, gentil et attentionné. Ses relations avec sa famille ne sont pas au beau fixe depuis qu'elle a perdu sa mère, autre cicatrice encore ouverte, mais elle refuse d'y penser et s'est forgée une carapace protectrice en se murant dans l'oubli et en avalant cachet sur cachet.

Quand son père veut vendre la maison de la plage, Juliet y retourne trier ses affaires et, comme elle le craignait, croise Emerson qui habite toujours là. Un simple regard et toute la passion ressurgit subitement. Sincère ou manipulateur, Emerson va tout faire pour récupérer la jeune fille, aux prises avec un dilemme déchirant : choisir entre les deux garçons…





L'avis:
Avec ce livre, le blog n' ja amais aussi bien porté son nom. Ici, c'est du concentré de passion. Je l'ai lu d'une traite. Certes, il est assez court mais il est aussi très prenant.
Il n'y a pas vraiment de suspense, vu la façon dont Juliet parle d'Emerson dès le début, on a pas vraiment de doute quand à leur réconciliation. Donc l'attrait majeur du roman repose sur la qualité de plume de Melody Grace qui nous fait vraiment ressentir les affres de la passion dans lesquelles nos deux héros sont plongés.
Je vous le conseille vraiment.
Seul bémol, il y a un préquel Beachwood Bay, Tome 0.5 : Untouched - Melody Grace et je pense qu'il aurait du être inclu dans ce tome.
Je vous mets pour moi les deux plus beaux passages du roman.
Bonne dégustation !




L'extrait :
Même dans la nuit, je vois quelque chose qui vacille dans ses yeux et aussitôt, une pointe de regret me transperce. Non, je n'aurais pas dû dire ça. Puis toute cette violence en lui s'évanouit et, pendant quelques secondes, le regard d'Emerson, nu et vulnérable, croise le mien.
Tu es revenue, dit-il doucement.
Il fait un demi-pas dans ma direction et, malgré toute ma colère, je sens mon corps geler sur place. J'ai envie qu'il me touche. Qu'il m'attire entre ses bras, comme autrefois.
Plus près, supplie la petite voix dans ma tête. Plus près, encore.
Tu es revenue, répète-t-il, comme s'il n'y croyait pas lui-même. Il y a de l'émerveillement dans ses yeux, il est intense et semble à bout de souffle. Tout ce temps, je n'ai pas détourné les yeux de cette porte, comme si tu allais apparaître à tout moment. Et aujourd'hui, tu es là.

Je prends une vive inspiration, et je me maudis quand, à ces mots, une vague de plaisir me submerge.
Il m'attendait ? Il avait envie de me revoir ?
Après la façon dont nous avions rompu, je croyais dur comme fer être la dernière personne sur cette Terre qu'il aurait envie de revoir. Il m'avait dit qu'il ne voulait plus jamais entendre parler de moi : pas de mails ni de coups de fil, rien. Il préférait m'effacer complètement de sa vie, plutôt que faire semblant que nous puissions être des amis.
Comme j'en ai souffert, d'imaginer qu'il était là, quelque part, à me haïr ! À me regretter.
Mais aujourd'hui... ?
Je me sens si mal, mais je réussis à mettre un frein à mes pensées.
— Tu n'aurais pas dû m'attendre, je dis dans un souffle. Je te l'avais dit, je ne reviendrais pas.
De nouveau, le visage d'Emerson s'assombrit.
— Je m'en souviens. Crois-moi, je me souviens de tout


L'extrait :
Emerson laisse échapper un soupir à fendre l'âme. Il se tourne vers moi avec un regard brillant, plein de désir, puis il finit par hocher la tête.
— D'accord. Mais si tu savais comme j'ai envie de toi... Son regard s'adoucit, sincère. Ce que tu as dit tout à l'heure.
— Ce n'est rien !, je proteste tout de suite, mortifiée.
— Ne pense jamais que je ne te désire pas.
Emerson se range sur le bord de la route. Il se penche sur moi et prends ma main, la serre très fort. Mon cœur s'affole face à l'intensité de son regard qui me consume, me brûle, m'excite.
— J'ai toujours envie de toi, Jul'. Même quand je t'ai haïe, même quand je priais pour ne plus jamais revoir ton visage, je devenais fou en pensant à toutes les choses que je te ferais, si tu revenais.
Sa voix se brise. Lorsqu'il se remet à parler, c'est sur un ton âpre, brutal, comme s'il se forçait à dire les mots.
J'aurai toujours envie de toi, Juliet. Ça me tuera peut-être, mais je ne cesserai jamais d'avoir envie de toi.
Emerson redémarre à fond et roule, et je reste là assise, silencieuse, abasourdie.
Ses paroles résonnent dans ma tête, possessives. Définitives.
J'en suis certaine, il déteste se sentir comme ça, comme si j'étais un fardeau pour lui, et même si une partie de moi sait, et pour cause, ce qu'il veut dire, cela me remplit de tristesse.
Est-ce tout ce que nous sommes l'un pour l'autre, aujourd'hui, une malédiction qui ne peut être brisée ?






L'extrait :
Il franchit la distance entre nous en quelques pas, et j’ai à peine le temps de réaliser que déjà, il s’empare de moi, me soulève et me plaque contre la porte tout en écrasant ses lèvres contre les miennes.
Je chancelle, m’abandonne de nouveau à lui, mais ce baiser est différent, plus que du simple désir. Sa bouche me dévore, m’absorbe et m’engloutit, comme s’il cherchait à imprimer sa marque jusque dans mon âme.Je me rends. Je capitule, sans défense contre cet assaut, et me noie dans sa saveur sombre et veloutée, jusqu’à ce qu’Emerson lui-même s’arrache à mes lèvres, pantelant.
— Tu es à moi, rugit-il, son souffle brûlant sur mon visage. Mes jambes se dérobent, et il me retient, agrippe mon menton jusqu’à ce que je n’aie pas d’autre choix que de le regarder dans les yeux. De me perdre en eux.
— Tu es à moi, répète-t-il avec férocité. Pas à lui ni à personne d’autre. Tu auras beau essayer et faire comme si tu ne le sentais pas, mais c’est comme ça. Tu seras toujours à moi.
Ses yeux embrasent les miens, exigent, et je comprends avec une effroyable lucidité que c’est la vérité.
Je lui appartiens.