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dimanche 17 mai 2015

Te Succomber Tome 2 : Nous succomber de Jasinda Wilder



Il semblerait que toute ma vie,

Je n’ai fait que tomber,

Échouer,

Lutter,

Gardant à peine ma tête hors de l’eau.

Et puis un jour,

Je t’ai vue toi...





 


En mourant, Kyle Calloway a emporté une part de Nell avec lui. Mais elle n'était pas la seule à devoir ramasser les morceaux de sa vie brisée, car la mort de Kyle avait laissé un vide dans le coeur de ses parents et de son grand frère Colton... et avait brisé la volonté de la fille qui l'aimait.

 




Becca de Rosa est la meilleure amie de Nell. À la mort de Kyle, Nell était si dévastée que personne ne pouvait l'atteindre, pas même Becca. Alors qu'elle essayait d'aider Nell à endurer son chagrin, la vie de Becca tournait au cauchemar, et tout ce qu'elle croyait acquis changeait rapidement.

Jason Dorsey avait demandé à Nell de sortir avec lui la semaine de son seizième anniversaire, mais cela ne se produisit jamais. À la place, il s'était retrouvé avec Becca. Il n'avait aucune idée que cela marquerait le départ d'une longue histoire entre eux. Mais il n'avait surtout aucune idée qu'à travers les tragédies et les triomphes qu'il vivrait avec Becca... il trouverait l'amour de sa vie.

(Traduction forum BdP - Merci à elles!)


Lecture finie
 

Je suis très embêtée car je suis vraiment sous le charme de la plume de Jasinda Wilder qui m'a totalement conquise mais je dois dire que ce roman ne m'aura pas totalement convaincue notamment parce qu'il manque « de souffle ».

Les points forts.

Comme je disais plus haut, l'auteure a un style que J'ADORE. C'est d'une sensibilité extrême. Tout est à fleur de peau. Il y a une vraie poésie dans le style mais aussi dans les sentiments des personnages. J'ADORE.

  
La romance. Jason et Becca sont deux héros magnifiques. « Leur première fois » est juste génialissime. Rien que pour ce passage là, je ne peux que conseiller ce livre. Je n'avais jamais lu une scène d'amour narrée avec tant de fraîcheur, de sensibilité, de beauté, de délicatesse. Ce passage assez long est maîtrisé de bout en bout.




Les points faibles.

Quand j'ai commencé à lire, j'ai vraiment été transporté par ce livre. Je me suis dit qu'il ne se passait pas grand chose mais que tout était tellement beau que l'auteure encrait tellement bien ces personnages que même si le rythme était lent, il était juste. Ça ne m'a pas dérangé la première partie du livre...après un peu plus. On attend quand même une certaine tension pour donner une envergure au récit. Sur ce point, j'ai été déçu . J'avais l'impression d'une « tranche de vie ». Il faut dire que très tôt, l'amour des deux héros s'imposent et n'est jamais remis en question. Ce qui donne une certaine platitude à la romance. Rien ne se dresse vraiment entre eux, en tout cas rien qui remette en question leur couple. Ils s'aiment et restent ensemble du début à la fin. C'est la première fois que je lis une romance aussi linéaire. Leur amour est beau mais j'aurai apprécié un peu plus de piquant.

Bref

Une auteure à ne pas manquer.

Une belle romance...

...mais qui manque de piquant sur la durée.




LE CALCUL DE L’ENNUI

Une fonction variable

Semble définir mon axe de rotation.

L’aire d’une ellipse

Définit avec certitude le terme constant

De ma vie.

Mon modèle quotidien d’existence

Est la courbe finale de ma

fonction limitée.

Discontinuité essentielle,

Dégénérée, dérivée, différentielle,

Approximation affine,

Fonction usuelle :

Décroissance exponentielle.

Il n’y a pas de moi,

Il y a seulement

La convergence ponctuelle

Du terme constant

De la fonction continue

De la désapprobation.

Chaque décision semble faire

Partie d’une réaction en chaîne,

Une couronne, un espace euclidien

C’est-à-dire

La partie entre deux sphères concentriques aux radius différents,

Ou en d’autres mots…

Mes

Putains

De parents.




Plus, je voulais plus de lui.

J’écartai légèrement les cuisses et glissai pour faire remonter le bas de ma robe. C’était un geste un peu lâche et manipulateur, plutôt que de lui demander directement de me toucher. Il arrêta de m’embrasser et me regarda.

– Tu es tellement… tellement belle, Becca. (Il avait du mal à respirer et se lécha les lèvres.) Je… je t’aime.

D’un seul coup, j’en eus le souffle coupé. Je ne m’étais pas attendue à ça. Je fermai les yeux et avalai difficilement ma salive, répétai les mots dans ma tête pour qu’ils sortent sans accrocs.

– J-j-je t-t-t’aime au-aussi.

Je fermai les yeux, mortifiée, parce que j’avais eu beau décomposer ma réponse, ça n’avait pas suffi. Je n’avais jamais été aussi embarrassée. C’était la seule fois de ma vie où je ne voulais pas bégayer, et j’avais gâché l’instant.

Je sentis quelque chose de chaud couler le long de ma joue.

– Hé, pourquoi tu pleures ?

La voix de Jason était douce, et il se souleva légèrement de moi. Je sentis sa main bouger, et la radio s’éteignit.

J’ouvris les yeux, son visage était flou à cause des larmes.

– Je… je voulais juste être capable de te dire ça en retour, sans tout foirer. Mais je n’ai pas été foutue de le faire. (Je pris une grande inspiration, j’essayai d’empêcher les larmes de couler, mais elles n’étaient pas très conciliantes.) Je suis… Je suis vraiment dé-dé-désolée.

Je sentis ses lèvres sur ma joue, ses baisers absorbaient littéralement mes larmes, et mon cœur se serra d’émotion pour lui. D’amour pour lui.

– Hé, Becca, regarde-moi. (Il embrassa mon menton, l’arête de mon nez, mes lèvres.) Regarde-moi.

Je me forçai à ouvrir les yeux et les essuyai d’une main, consciente, mais indifférente, que j’étais en train de ruiner et d’étaler mon maquillage.

– Ce n’est pas grave, je m’en moque.

Ses yeux étaient sérieux, compatissants et tellement, tellement tendres.


TE SUCCOMBER

Il semblerait que toute ma vie,

Je n’aie fait que tomber,

Échouer,

Lutter,

Gardant à peine ma tête hors de l’eau.

Et puis un jour,

Je t’ai vue toi

Debout sous un arbre en fleurs,

Tu refusais de pleurer,

Mais déjà j’avais vu

Le poids de la douleur dans tes yeux,

Et déjà j’avais voulu,

Là sous cet arbre,

Te la prendre tout entière.

Mais je n’avais aucun mot pour te guérir,

Je n’en avais aucun pour me guérir moi.

Et maintenant que le destin a choisi

De nous unir l’un à l’autre,

Malgré les années entre nous,

Malgré le poids de la douleur

Derrière nos deux regards,

Malgré les fantômes qui nous suivent

Comme des âmes envoûtantes et brumeuses,

J’essaie encore de trouver les mots pour te guérir,

Pour prendre ton chagrin et le faire mien

Afin que tes beaux yeux puissent sourire,

Afin que tu sois en paix.

Et maintenant que le destin a choisi

De nous unir l’un à l’autre,

Je ne peux pas résister à l’envoûtement de tes yeux,

La tentation de ta beauté,

L’enchantement de ta voix

Qui murmure mon nom

Dans le réconfort obscur de mes draps,

Je ne peux pas te résister bébé,

Parce que je tombe encore,

Je te succombe.


– Hé, qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as l’air de mauvaise humeur. C’est à cause de moi ?

Je claquai la porte de mon casier et pris sa main dans la mienne.

– Je vais bien.

– Foutaises.

Je la regardai, bouche bée.

– Becca, ça va, vraiment…

Elle s’arrêta et me coinça contre le casier, en ignorant les personnes qui traînaient encore dans le couloir.

– Jason. Parle.

Je sentais son corps contre le mien, ses seins écrasés entre nous, ses hanches sur les miennes, et je sus que j’étais incapable de lui mentir.

– J’ai eu un week-end difficile. Mon père était vraiment ivre, et il regardait des films de guerre. Il… C’est jamais bon quand il est dans ce genre d’humeur.

Je murmurai à peine. J’aurais préféré faire un milliard de pompes plutôt que de parler de ces conneries.

– Je vais bien.

Les yeux de Becca se remplirent de colère et de tristesse.

– Jason… mon Dieu. Je suis désolée. Je…

Je l’interrompis.

– Écoute, ne fais pas de tout ça ton problème à toi. Ça ne l’est pas. C’est juste la vie qu’on m’a donnée. Je peux gérer, je vais bien. Simplement, ne le prends pas personnellement, si parfois je suis d’une humeur de merde, d’accord ? Juste… souris-moi, peut-être même embrasse-moi, et j’irai mieux.