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samedi 23 mai 2015

La Confrérie de la Dague Noire, Tome 7 : L'Amant Vengeur - J.R. Ward





—    N’ayez pas peur de moi, chuchota-t-il.
—       Je n’ai pas peur.
—       Vous en êtes sûre ? 
—       Absolument, mentit-elle.





Caldwell, état de New-York, a longtemps été le champ de bataille de la guerre entre les vampires et leurs ennemis, la société des Lessers. C'est aussi là que Rehvenge a établi son territoire en tant que baron de la drogue et propriétaire de nightclubs pour les riches et les gens armés. Sa réputation est exactement la raison pour laquelle on le contact pour tuer Wrath, le roi aveugle et le leader de la confrérie. Rehvenge a pourtant toujours gardé ses distances, même si sa sœur est mariée à un frère. Parce qu'il est un Sympath, son identité est un secret bien gardé -sa révélation résulterait en son bannissement immédiat vers les colonies pour sociopathie. Alors que des manigances se trament à l'intérieur et à l'extérieur de la confrérie, Rehvenge se tourne vers la seule lumière dans sa sombre vie : Elhena, une vampire vierge de toute corruption pour qui son cœur bat.







—       Je veux que tu me tendes proprement ta dîme, siffla-t-elle. Et je veux connaître le nom de cette femelle. J’ai déjà senti que tu t’intéressais à elle – quand tu es loin de moi.

Rehv évoqua fermement sa plage aux Bahamas, et renforça l’écran dans son lobe frontal. Tout en sachant qu’elle bluffait.

—       Je ne m’inclinerai pas devant toi, ni devant personne. Si tu veux ce sac, tu vas devoir toucher tes orteils. Et pour le reste, tu as tort. Je ne m’intéresse à personne.

Elle le gifla encore, et il en ressentit le choc tout le long de sa colonne vertébrale jusqu’à son sexe qui en pulsa d’excitation.

—       Tu t’inclines déjà devant moi chaque fois que tu reviens ici avec ton pathétique paiement et ta faim sexuelle. Tu as besoin de moi. Tu as besoin de tout ça.

Il approcha son visage du sien.

—       Tu te flattes, princesse. Tu n’es qu’une corvée. Et non un plaisir. Je viens ici sous contrainte.

—       C’est faux. Me haïr est la seule chose importante de ta vie.

Elle prit son sexe dans la main et serra dessus ses doigts de sorcière. Tendrement. Il fut outragé de son contact… et pourtant, son gland se mit à vibrer de passion. Une attirance malsaine mêlée à un tel dégoût. Il la voulait sans la désirer. Son côté sympathe était en guerre ouverte avec son sang vampire – une lutte de volontés. Qui était d’un érotisme fou.

 La princesse se pencha vers lui, en caressant du doigt le barbillon à la base de son sexe.

—       Cette femelle à laquelle tu penses ne peut se comparer à ce que nous partageons.

Rehv cercla à deux mains la gorge de son maître-chanteur et serra les doigts jusqu’à ce qu’elle s’étouffe.

—       Je pourrais te casser le cou.

—       Mais tu ne le feras pas. (Elle posa ses lèvres rouges et brûlantes sur la veine de Rehv, et le poivre de son maquillage le transperça.) Parce que si je meurs, nous ne pouvons plus faire ça.

—       Il y a toujours la nécrophilie. Je n’ai encore jamais tenté ça, mais pour toi, je pourrais m’y intéresser. (Il l’agrippa par les cheveux et tira fort.) Bon, on y va ? Je n’ai pas que ça à faire.

—       Après que tu aies ramassé...

—       Je ne le ferai pas. Jamais.

De sa main libre, il déchira le devant de la robe rouge, exposant la fine résille du costume qu’elle portait en-dessous, comme toujours. Il la fit se retourner, et lui força la tête vers le sol, tirant sur le satin sur ses reins jusqu’à ce qu’elle commence à haleter. Sa résille était imbibée de venin de scorpion, et quand Rehv était obligé de l’arracher pour la prendre, cette saloperie se répandait en lui. Avec un peu de bol, il pourrait peut-être la baiser sans lui enlever sa robe...

Mais elle lui échappa en se dématérialisant, et reprit forme devant la fenêtre. Où Trez devait la voir. Puis d’un geste vif, elle fit tomber sa robe et resta couverte uniquement de sa résille. Elle avait le corps d’un serpent, mince et sinueux, bien trop fin. Et sa peau qui apparaissait sous les mailles donnait l’impression d’être couverte d’écailles à la lumière de la lune.

Entre ses pieds, se trouvait le sac de rubis.

—       Tu vas devoir m’honorer, dit-elle en plaçant les mains entre ses jambes pour souligner son propos. Avec ta bouche.

Rehv avança et tomba à genoux. Puis releva les yeux vers elle.

—       Mais c’est toi qui ramasseras le sac, dit-il.









Elle lui souffla un baiser du bout des affreux doigts déformés, et se dématérialisa, comme un souffle qui aurait été aspiré à l’extérieur de la cabane dans la nuit froide.

Les genoux de Rehv cédèrent et il s’écroula, en un tas de chair et d’os sur le plancher de bois brut. Et il ressentait tout ce qui se passait en lui : Les muscles douloureux de ses cuisses, la brûlure de son sexe rudement usé, le malaise que provoquait le venin de scorpion.

La nausée le frappa soudain, son estomac se convulsa, et il se courba sur la côté. Il sentit les spasmes remonter dans sa gorge, mais rien ne sortit.

La prochaine fois, il ferait mieux de manger avant ce genre de rendez-vous.

Trez entra si doucement que Rehvenge ne réalisa la présence de son ami qu’en voyant la pointe de ses bottes apparaître devant ses yeux.

La voix du Moor était gentille et calme :

—       Allez, viens. On s’en va.

Rehv attendit que sa nausée passe avant de se relever.

—       Veux… d’abord… m’habiller.

Le venin était déjà en train de matraquer son système nerveux central. Et il sentait ses connexions neuronales – aussi bien les autoroutes que les sentiers piétonniers – clamser les unes après les autres. Il lui serait très difficile de récupérer son vêtement. Mais il ne pouvait prendre le risque d’emporter avec lui de l’anti-venin. Si la princesse le trouvait, les conséquences seraient plus que pénibles. On ne tendait pas à un ennemi une arme chargée. Rehvenge ne pouvait se permettre d’exposer la moindre faiblesse.

Trez perdit manifestement patience parce qu’il avança pour récupérer le manteau tombé à terre.

—       Mets juste ça, et on va aller te soigner.

—       Veux… m’habiller.

Merde, même une pute avait sa fierté.

Trez poussa une litanie d’obscénités et s’accroupit à côté de lui.

—       Bordel de merde, Rehv...

—       Non...

Un sifflement rauque lui coupa la parole et il retomba comme une masse, à plat sur le sol. Où il put étudier de très près les différents nœuds des planches de pin.

Merde, il était en sacré mauvais état ce soir. C’était de pire en pire.

—       Désolé, Rehv, mais y’en a ras le bol.

Ignorant ses pathétiques essais pour se défendre, Trez l’enveloppa dans son long manteau, puis le souleva comme un tapis roulé.

—       Ça ne peut pas continuer, dit le Moor en repartant d’un pas rapide vers la Bentley.

—       Bien sûr que si.

Il y était bien obligé si Xhex et lui voulaient avoir une chance de vivre dans le monde libre.


                                      



Elle se redressa un peu surprise. Ces épices sombres étaient bien… ? Lorsqu’elle les huma profondément, il leva les yeux sur elle.

Il comprit sa stupéfaction et la conclusion à laquelle elle était arrivée.

—       Ouais, j’avais remarqué aussi, dit-il la voix rauque.

Mais c’était bien trop rapide pour que – Il était impossible qu’il se soit déjà dédié… 

—       Pour certains mâles, ça va très vite, dit-il. De toute évidence.

Elle réalisa soudain qu’il lisait son esprit, mais ne s’en offusqua pas. Après ce qu’il venait de faire, la notion d’intimité entre eux avait un peu basculé.

—       Je ne m’attendais pas à ça, dit-elle.

—       Moi non plus.

Il retira ses doigts et les lécha ostensiblement. Ce qui bien entendu, éveilla de nouvelles sensations dans le corps d’Ehlena.

Elle garda les yeux fixés sur lui lorsqu’il s’installa sur les oreillers qu’elle avait rejetés alentour.

—       Si tu ne sais pas quoi dire, bienvenue au club.

—       Pourquoi aurions-nous besoin de parler, murmura-t-elle. C’est arrivé, et voilà.

—       Ouais.

Rehvenge roula sur le dos, et ils restèrent un moment silencieux dans le noir. Ils n’étaient séparés que par une quinzaine de centimètres, mais le mâle manquait autant à Ehlena que s’il avait quitté le pays

Se tournant sur le côté, elle posa la tête sur son bras et le regarda. Il fixait le plafond.

—       J’aimerais pouvoir te donner quelque chose, dit-elle

Elle préférait garder pour plus tard les implications de cette fragrance de mâle dédié qu’il avait répandue sur elle. Trop parler risquait de détruire ce qu’ils venaient de partager, et elle tenait à le savourer davantage.

Il lui jeta un coup d’œil.

—       Tu plaisantes ? Tu veux que je te rappelle ce qui vient de se passer ?

—       Je veux te donner quelque chose de plus. (Elle grimaça.) Je ne dis pas qu’il a manqué… je voulais jute… Zut.

Avec un sourire, il lui caressa la joue.

—       Tu es gentille, mais ne sois pas gênée. Et ne sous-estime pas à quel point ça m’a plu.

—       Il faut que tu le saches : Je n’ai jamais rien ressenti de tel. Avec personne. C’était incroyable. Merveilleux. Et plus encore.

Il se tourna et prit la même position, sur le côté en face d’elle.

—       Tu vois ? C’est bien pour ça que j’ai adoré aussi.

Elle lui prit la main et l’embrassa, mais fronça ensuite les sourcils.

—       Tu commences à avoir froid. Ça se sent.

Elle se rassit, et tira les couvertures pour le recouvrir, l’enveloppant bien, puis se serra contre lui, comme épaisseur de plus.

Ils restèrent longtemps ainsi. Un siècle à ce qu’il leur sembla.

—       Rehvenge ?

—       Oui.

—       Prends ma veine.





En regardant la femelle qu’il aimait, Rehvenge vit apparaître sur son visage pâle et tendu ce qu’il attendait : De la révulsion.

—       Tu veux entrer ? dit-il pour en finir.

Ehlena regarda Xhex.

—       Vous faites partie de la sécurité, non ? (Xhex fronça les sourcils, mais acquiesça.) Alors, venez avec moi. Je ne veux pas rester seule avec lui.

Si Rehvenge reçut ces mots comme un coup de couteau en plein cœur, il n’en montra rien. Lorsque Xhex entra, Ehlena la suivit.

Dès que la porte se referma, la musique extérieure fut étouffée. Le silence devint aussi bruyant qu’un hurlement.

Ehlena regarda son bureau où il avait délibérément laissé 25 000 dollars en cash et une brique de cocaïne enveloppée de la cellophane.

—       Tu m’avais parlé d’affaires, dit-elle froidement. C’est moi qui ai assumé qu’elles étaient légitimes.

Il ne pouvait que la regarder – parce qu’il avait perdu sa voix. Il ne lui restait plus qu’un souffle rauque et difficile qui ne lui permettait pas de proférer un son. Alors qu’elle se tenait en face de lui, toute contrainte et furieuse, il ne pouvait que la regarder – pour l’apprendre par cœur, depuis les cheveux blonds roux qu’elle avait attachés en arrière jusqu’aux yeux couleur caramel. Il étudia le simple manteau de lainage qu’elle portait, et les mains qu’elle tenait enfoncées dans ses poches – comme pour ne rien toucher autour d’elle.

Il regrettait d’avoir à se souvenir d’elle ainsi, mais quand même, c’était la dernière fois qu’il la voyait, aussi il lui fallait bien étudier le moindre détail.

Les yeux d’Ehlena quittèrent la drogue et l’argent pour revenir sur lui.

—       Alors c’est vrai ? Tout ce que m’a raconté ton ex-copine est vrai ?

—       Elle est ma demi-sœur. Et oui. Tout est vrai.

La femelle qu’il aimait recula d’un pas – comme pour mettre plus de distance entre elle et lui. Lorsqu’elle sortit une main de sa poche pour la porter à sa gorge, il savait exactement les images qu’elle évoquait : Lui à sa veine. Tous les deux nus dans son lit, dans son appartement, couchant ensemble. Elle revoyait tout ce qu’il lui avait fait et dit – et réalisait qu’elle n’avait jamais eu affaire à un vampire, mais à un sympathe.

—       Pourquoi m’avoir amenée ici ? dit-elle. Tu aurais pu me le dire par téléphone – Non. Aucune importance. Je veux rentrer chez moi. Et ne plus jamais entendre parler de toi.

Il s’inclina légèrement et réussit à dire :

—       Comme tu voudras.

Elle se retourna et approcha de la porte.

—       Quelqu’un pourrait-il m’ouvrir cette saloperie ?






—       Pourquoi… ?

Elle ne put s’empêcher de sourire.

—       Tu poses beaucoup de question, tu sais ça ?

—       Pourquoi es-tu revenue ?

Au bout d’un moment, elle répondit tranquillement :

—       J’ai suivi mon cœur.

Bien entendu, il n’aima pas la réponse. Tout au contraire, il grimaça, comme s’il en souffrait.

—       Je ne… mérite pas…

Affolée, Ehlena remarqua que du sang s’écoulait de ses yeux.

—       Rehvenge, ne bouge plus.

Cherchant à dissimuler sa panique, elle fouilla dans les différents produits de son sac à dos, réfléchissant pour comprendre quelle blessure pouvait occasionner une telle réaction. Seigneur, qu’avait-il ?

Mais Rehvenge lui saisit les mains.

—       Ce ne sont que des larmes.

Elle regarda ce qui roulait sur ses joues. Et qui ressemblait à du sang

—       Tu es sûr ? (Quand il hocha la tête, elle sortit un Kleenex et lui tamponna les paupières avec soin.) Ne pleure pas. Je t’en supplie… Ne pleure pas.

—       Tu n’aurais… jamais dû… venir pour moi. Tu aurais… dû… me laisser.

—       Je te l’ai déjà dit, chuchota-t-elle. Tout le monde mérite d’être sauvé. C’est ma façon de voir le monde. (Elle croisa le magnifique regard des yeux iridescents – encore plus magiques sous leur voile de larmes couleur de sang.) C’est ma façon de te voir, toi.

Il ferma les yeux, comme s’il ne supportait pas sa compassion.

—       Tu as essayé de me protéger, pas vrai ? continua-t-elle. C’est pour ça que tu as monté ce scénario au ZeroSum. (Quand il hocha la tête, elle haussa les épaules.) Alors pourquoi ne peux-tu comprendre que je veuille te sauver ? Tu as fais la même chose pour moi.

—       C’est différent… je suis un… sympathe.

—       Pas complètement. (Elle repensa à sa fragrance de mâle dédié.) Tu as en toi du sang vampire, non ?

Rehvenge acquiesça, mais à contrecœur.

—       Pas assez pour te mériter, dit-il faiblement.

Une lourde tristesse enfla dans le cœur du mâle, comme un nuage épais qui les enveloppa tous les deux. Aussi elle chercha désespérément les mots qui pourraient lui faire comprendre ce qu’elle éprouvait. Elle posa à nouveau les mains sur son visage – et trouva sa peau trop froide. C’était inquiétant. Merde… elle n’allait quand même pas le perdre, là, dans ses bras ? Á chaque kilomètre qui les rapprochait de la sécurité, le corps de Rehvenge perdait de sa vitalité : Sa respiration s’étouffait, son pouls ralentissait.



—       Pourrais-tu faire quelque chose pour moi ? demanda-t-elle.

—       Oui… bien sûr, dit-il d’une voix rauque, même si ses prunelles devenaient vitreuses et qu’il avait du mal à garder les yeux ouverts.

D’ailleurs, il fut secoué de frissons et se remit boule. Si serrée qu’elle vit les indentations de sa colonne vertébrale, chaque os visible sous la peau, même à travers la couverture.

—       Rehvenge ? Ne t’endors pas. (Il obéit et leva sur elle un regard douloureux.) Rehvenge, prends ma veine.

Cette fois, ses yeux s’écarquillèrent – comme si ce qu’il venait d’entendre était aussi surprenant que : « Si on allait à Disneyland ? » Ou encore « Pourquoi ne pas s’arrêter au Mac-drive pour un casse-croûte à emporter ? » Comme si c’était vraiment la dernière chose au monde qu’il aurait pensé lui entendre dire.

Il ouvrit la bouche, mais elle l’interrompit avant même qu’il ait le temps de protester :

—       Si tu me demandes encore "pourquoi", je vais vraiment m’énerver.

Il eut un bref sourire, à peine esquissé au coin de la bouche, et qui s’effaça vite. Ses canines s’étaient allongées, leurs pointes dépassant de sa lèvre, mais il secoua la tête :

—       Je ne suis pas comme toi, dit-il en posant la main sur le tatouage rouge sur sa poitrine. Je ne mérite pas… ton sang.

Elle enleva à moitié sa parka et releva la manche de son col-roulé en laine.

—       Tu es gentil, mais c’est à moi d’en juger. Et à moi seule.

Lorsqu’elle lui présenta son poignet devant la bouche, il se lécha les lèvres, pris d’une envie si intense qu’un peu de couleur lui remonta aux joues. Et pourtant, il hésitait encore.

—       Tu es… sûre ?

Étrangement, elle les revit tous les deux, bien des semaines plus tôt, à la clinique de Havers, à se tourner autour, hésitant, tentés mais timorés, refusant finalement de céder à leurs désirs. Elle sourit.

—       Absolument, dit-elle.

Elle rapprocha son poignet, sachant qu’il ne pourrait lui résister. Bien entendu, il essaya… et perdit. Son corps prit le contrôle. La morsure de Rehvenge fut franche et profonde, et il aspira longuement, avec un gémissement étouffé tandis que ses yeux se révulsaient de plaisir.

Ehlena lui caressa les cheveux qui avaient repoussé et dissimulaient presque sa crête iroquoise. Tout en savourant tranquillement qu’il prenne sa veine.

Ça allait le sauver.



Elle allait le sauver.

Pas avec son sang, mais avec son cœur. Elle allait le sauver.


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